Exécuter les réformes, pas seulement les formuler : l’apport du Balanced Scorecard et du processus XPP

1. Introduction

Qu’est-ce que la méthode Balanced Scorecard ?

Le Balanced Scorecard (BSC) est un cadre stratégique intégré permettant de traduire la vision et les priorités d’une organisation en actions concrètes, mesurables et alignées à tous les niveaux.

Développé au début des années 1990 par Robert S. Kaplan et David P. Norton de la Harvard Business School, le BSC est aujourd’hui une référence mondiale en pilotage stratégique et gestion de la performance.

Les fondateurs – Kaplan et Norton (Harvard Business School)

Kaplan et Norton ont démontré que 90 % des stratégies échouent non à cause de leur formulation, mais à cause d’une mauvaise exécution.
Leur méthode comble ce fossé avec une articulation stratégique autour de 4 perspectives :

  • Parties prenantes / Finance
  • Clients/Citoyens
  • Processus internes
  • Apprentissage et développement

Une méthode largement adoptée, notamment dans le secteur public

Plus de 70 % des grandes entreprises mondiales et de nombreux gouvernements utilisent le BSC. Il a été adapté avec succès pour :

Assurer la réalisation des résultats et la pérennité des bénéfices
Améliorer la redevabilité et la transparence
Renforcer la coordination interinstitutionnelle
Suivre les politiques publiques et plans de développement

Structurer les relations avec les partenaires techniques et financiers

Exemples d’adoption gouvernementale

États-Unis
US Army

Canada
Ministères fédéraux

Rwanda
Ministère de la Gouvernance locale (Vision 2020)

Émirats Arabes Unis
Stratégie publique d’innovation

Maroc
Ministères des Finances, Intérieur, Justice

Une approche agile et adaptable

Le BSC s’adapte aux réalités des pays en développement :

  • Appropriation progressive via des projets pilotes
  • Compatible avec la Gestion Axée sur les Résultats (GAR)
  • Déploiement rapide (Excel, Power BI…)
  • Renforce la gouvernance par des revues stratégiques

Conclusion

Le Balanced Scorecard est un langage stratégique commun, un cadre de suivi robuste, un outil de transformation publique et une philosophie de gestion orientée résultats.

« Le Balanced Scorecard n’est pas un outil de reporting, c’est une philosophie de gestion et d’exécution. » – R.S. Kaplan

2. Bénéfices stratégiques de la méthode pour l’organisation

Traduction claire de la stratégie nationale ou sectorielle

  • Transformation de la vision en objectifs mesurables via le BSC
  • Priorisation claire des interventions publiques
  • Institutionnalisation d’un processus de pilotage stratégique (XPP)
  • Cycle continu de planification, exécution, revue, apprentissage
  • Intégration de la stratégie dans les processus clés de gestion
  • Meilleure gestion de la performance
      • Suivi des KPIs
      • Décisions fondées sur les données

Avantages organisationnels et culturels

Renforcement des capacités internes

  • Création d’un pôle stratégique permanent (Office of Strategy Management)
  • Développement d’une culture de la stratégie
  • Collaboration renforcée entre directions
  • Alignement des objectifs interinstitutionnels
  • Mise en place d’une gouvernance stratégique
  • Revues stratégiques trimestrielles intégrant toutes les parties prenantes

Avantages pour la coopération et l’impact national

Amélioration du dialogue avec les partenaires / parties prenantes :

  • Présentation structurée des résultats
  • Alignement facilité avec les parties prenantes
  • Alignement facilité avec les bailleurs de fonds / ministère des finances

Alignement des projets sur les priorités nationales :

  • Pilotage efficace du portefeuille de projets
  • Impact sur la performance de l’État dans la gestion des réformes
  • Meilleure cohérence, redevabilité et mobilisation de ressources

Impacts systémiques

Enjeux Apports BSC / XPP
Fragmentation des projets Alignement stratégique multi-acteurs
Faible coordination intersectorielle Gouvernance centralisée et exécution partagée (déconcentration)
Manque de données fiables Tableaux de bord consolidés
Volatilité des plans Continuité via un pôle stratégique permanent
Faible impact des investissements Suivi et évaluation des initiatives clés avec :

  • mesure (méthodes de mesure, cibles, KPI)
  • indicateurs de performance
  • reporting standards
  • revues opérationnelles et stratégiques
Exécution en silos des initiatives stratégiques, source principale des échecs de stratégies / réformes Mise en place d’un Bureau de Gestion de la Stratégie
(Strategy Management Office) doté de :

  • Système de gouvernance de la stratégie
  • Système de performance de l’exécution de la stratégie
Manque de « cadre de référence » et de standards de gestion communs Institutionnalisation d’un processus de pilotage stratégique (XPP) agile :

  • Cycle continu de planification
  • Exécution
  • Revue
  • Apprentissage

Conclusion

L’adoption de la méthode BSC et du processus XPP :

  • Positionner l’organisation comme un acteur central de la transformation / réforme publique en :
    • Se dotant d’une vision d’affaires commune pour une cohésion renforcée des initiatives stratégiques ;
    • Identifiant efficacement des priorités stratégiques ;
    • Mettant en œuvre une stratégie unique avec une exécution décentralisée mais coordonnée ;
    • Favorisant une collaboration effective pour la réalisation d’objectifs stratégiques communs.
  • Renforcer :
    • La performance ;
    • La coordination ;
    • L’impact des politiques et des initiatives stratégiques de développement nationales ;
    • L’alignement organisationnel et le développement de capacités (Capacity Building) sur les stratégies de développement nationales et sectorielles.
  • Instituer un cadre fondamental pour :
    • Renforcer la Gestion Axée Résultats (GAR) ;
    • Développer une culture de performance ;
    • Instaurer une imputabilité basée sur la mesure ;
    • Assurer la continuité des transformations et des réformes (préservation des plans en cas de changements organisationnels).

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Salahdine OURZIK

Salahdine OURZIK — MBA, PMP, BSC/XPP, LMI
Consultant international senior dans la planification stratégique, la transformation organisationnelle et le développement du leadership.
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Maîtriser la planification et l’exécution stratégique par la méthode « Balance Scorecard »

Maîtriser la planification et l’exécution stratégique par la méthode Balance Scorecard

1. Le défi que la Balanced Scorecard résout : le fossé entre stratégie et exécution

Toutes les organisations – publiques ou privées – produisent des plans stratégiques ambitieux. Pourtant, selon Kaplan & Norton, 70 à 90 % de ces stratégies échouent, non pas en raison d’un mauvais design, mais faute d’un système rigoureux d’exécution.

La Balanced Scorecard (BSC) fournit ce système : elle traduit la vision en objectifs, indicateurs, cibles et initiatives, créant une architecture cohérente pour piloter la performance et la transformation.

Lire l’article complet : Pourquoi la BSC reste la méthode la plus fiable pour exécuter la stratégie

2. Les bénéfices concrets pour les organisations et les dirigeants

Les organisations qui adoptent la Balanced Scorecard constatent des bénéfices structurants :

Alignement et clarté : tout le monde comprend la stratégie et son rôle dans sa réalisation.
Priorisation : les initiatives sont concentrées sur ce qui crée réellement de la valeur.
Responsabilisation : chaque objectif et chaque initiative ont un propriétaire clairement identifié.
Cadence de pilotage : reporting discipliné, revues trimestrielles, décisions basées sur les données.
Culture de performance : un langage commun orienté résultats, collaboration et transparence.

 

Pour les organisations publiques, la BSC apporte des avantages supplémentaires : standardisation, transparence, amélioration des services publics et gestion par résultats.

Lire l’article complet : Les bénéfices stratégiques et organisationnels de la Balanced Scorecard

3. L’institutionnalisation de la méthode : la clé de sa durabilité

L’un des enseignements majeurs observés dans des centaines d’organisations BSC est que la méthode ne crée de la valeur que lorsqu’elle est institutionnalisée.

Cela demande quatre conditions :

  1. Gouvernance stratégique : comité stratégique, OGS, champions d’objectifs.
  2. Processus intégré XPP : de la définition à l’apprentissage organisationnel.
  3. Compétences internes : KPIs, gestion de projets, analyse de performance, conduite du changement.
  4. Culture disciplinaire : responsabilité, rigueur, cohérence, transparence.

L’institutionnalisation transforme la BSC en système de management stratégique qui survit aux changements de dirigeants, de cycles politiques ou de priorités internes.

Lire l’article complet : Comment institutionnaliser efficacement la BSC

4. La technologie comme accélérateur de l’exécution stratégique

La transformation numérique a donné un nouveau souffle à la Balanced Scorecard.
Les plateformes modernes offrent :

  • Un suivi en temps réel des indicateurs ;
  • La gestion automatisée des initiatives ;
  • Des workflows d’approbation ;
  • Des tableaux de bord exécutifs ;
  • Une intégration aux systèmes opérationnels ;
  • Des analytics prédictifs.

Elles réduisent de 50 à 70 % le temps de reporting et renforcent la qualité des décisions.
La nouvelle génération d’outils, enrichie par l’IA, permet déjà des :

  • Simulations ;
  • Prédictions de performance ;
  • Recommandations d’actions ;
  • Copilotes intelligents.

La BSC passe ainsi d’un système manuel à un système d’exécution stratégique augmenté

Lire l’article complet : Technologies et plateformes modernes pour piloter la BSC

Conclusion générale

Pour les dirigeants confrontés à la complexité croissante, à la surcharge de projets, aux réformes exigeantes ou aux attentes élevées des citoyens, la Balanced Scorecard offre une réponse structurée, éprouvée et durable.

Elle ne se limite ni à un tableau de bord, ni à un outil de performance.
Elle offre une architecture complète de gouvernance stratégique, permettant de :

  • ✔ Clarifier les priorités
  • ✔ Orchestrer les initiatives
  • ✔ Responsabiliser les équipes
  • ✔ Piloter la transformation
  • ✔ Apprendre en continu
  • ✔ Accélérer l’exécution

 

Avec le processus XPP et la technologie, la BSC devient l’un des leviers les plus puissants pour exécuter la stratégie avec discipline, cohérence et impact.


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Pourquoi la Balanced Scorecard reste, 30 ans après, la méthode la plus fiable pour exécuter la stratégie ?

Comprendre la logique, les fondements, et l’impact de la BSC/XPP pour les organisations publiques et privées

1. Le défi universel : la stratégie ne manque pas… l’exécution, oui

Dans toutes les organisations – ministères, entreprises, agences publiques, ONG – les dirigeants formulent des stratégies ambitieuses. Pourtant, des études convergentes (Kaplan & Norton, The Economist, Forbes) montrent que 70 à 90 % des plans stratégiques échouent.
Pourquoi ?
Parce que l’exécution n’est pas prise en charge par un système discipliné.

C’est précisément ce que vient résoudre la Balanced Scorecard.

2. Ce qu’est réellement la Balanced Scorecard

Souvent, on pense à tort que la BSC n’est qu’un outil d’indicateurs.
En réalité, c’est un système complet de management stratégique qui permet de :

  • Exprimer la vision clairement ;
  • Structurer les priorités (thèmes stratégiques) ;
  • Traduire ces priorités en objectifs cohérents, ;
  • Lier ces objectifs par des relations cause-à-effet ;
  • Sélectionner les indicateurs (KPIs) les plus pertinents ;
  • Et surtout… d’aligner les initiatives stratégiques et projets.

Autrement dit : la BSC organise et discipline l’exécution.

3. Le processus XPP : l’évolution logique de la BSC

Kaplan et Norton ont formalisé l’XPP (Strategy Execution Premium Process) lorsqu’ils ont observé qu’un tableau de bord ne suffisait pas.

L’XPP propose 6 étapes cohérentes :

  1. Définir la stratégie.
  2. Traduire la stratégie en carte stratégique et objectifs.
  3. Aligner l’organisation (départements, projets, budgets).
  4. Planifier les initiatives stratégiques.
  5. Exécuter et piloter.
  6. Adapter et apprendre (revues trimestrielles).

Ce processus transforme la BSC en véritable architecture de gouvernance stratégique.

4. Pourquoi la BSC est devenue aussi populaire

Trois facteurs expliquent son adoption massive :

Universalité :
Applicable à une multinationale comme à un ministère.
Simplicité structurante :
4 perspectives, une logique claire, un langage commun.
Résultats :
Les organisations BSC maîtrisent mieux l’exécution, réduisent la dispersion, améliorent la performance.

5. Un outil particulièrement pertinent pour le secteur public

Contrairement aux idées reçues, la BSC a été adoptée massivement dans les :

  • Autorités de régulation
  • Ministères
  • Universités
  • Agences publiques
  • Municipalités

Pourquoi ?
Parce qu’elle introduit lisibilité, transparence, cohérence, discipline — exactement ce dont les organisations publiques ont besoin pour mener des réformes.

6. Conclusion

La BSC n’est pas une mode : c’est une méthode robuste, testée dans des milliers d’organisations.

Elle permet enfin de passer de stratégie intentionnelle à stratégie exécutée, réalisée.

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Les bénéfices stratégiques et organisationnels de la Balanced Scorecard

Ce que les dirigeants obtiennent réellement lorsqu’ils adoptent la méthode

La BSC crée les conditions structurelles de l’exécution

Elle clarifie la vision, structure les objectifs, aligne les initiatives et installe une cadence de pilotage. Dans un contexte où les organisations sont surchargées de projets, la BSC permet de remettre de l’ordre et des priorités.

Bénéfices de la méthode

1. Alignement et cohérence

La BSC offre une architecture qui relie :

  • La vision ;
  • Les priorités ;
  • Les objectifs ;
  • Les initiatives ;
  • Les budgets.

Sans cela, chaque département optimise « son » univers, sans alignement global.

Avec la BSC, tout est orienté vers la réalisation de la stratégie, pas simplement vers l’opérationnel.

2. Exécution accélérée et discipline

Les organisations qui adoptent la BSC constatent :

  • Une réduction drastique du nombre d’initiatives ;
  • Une meilleure allocation des ressources ;
  • Une concentration sur les projets les plus stratégiques ;

La BSC devient un filtre stratégique : tout ce qui n’est pas aligné… sort du radar.

3. Responsabilisation et leadership

La BSC introduit un principe simple mais révolutionnaire : chaque objectif a un propriétaire. Cela crée :

Responsabilité,
Transparence,
Coordination,
Leadership partagé.

4. Mesure et amélioration continue

Avec des KPIs choisis intelligemment :

Les progrès deviennent visibles ;
Les problèmes sont détectés tôt ;
Les décisions reposent sur des données.

Les revues stratégiques trimestrielles instaurent un rythme de pilotage discipliné.

5. Transformation culturelle

La BSC installe une culture :

Orientée résultats,
Apprenante,
Collaborative,
Disciplinée,
Transparente.

Elle change la conversation managériale : on ne parle plus de tâches, mais d’objectifs stratégiques et de valeur créée.

Conclusion

L’adoption de la Balanced Scorecard ne produit pas seulement une meilleure exécution : elle produit une organisation plus mature, plus coordonnée et plus performante.

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Comment institutionnaliser efficacement la Balanced Scorecard

Transformer une méthode en système durable de gestion stratégique

1. La vraie difficulté : rendre la méthode durable

Mettre en place une BSC n’est pas compliqué. Ce qui l’est : la faire vivre durablement, année après année.

Institutionnaliser la BSC implique de transformer :

  • Les processus ;
  • La gouvernance ;
  • Les compétences ;
  • La culture.
a) Une gouvernance stratégique claire
• Comité stratégique
• Office de Gestion de la Stratégie (OGS)
• Champions d’objectifs
• Propriétaires d’initiatives
• Revues trimestrielles obligatoires
Sans gouvernance, la BSC reste un exercice théorique.
b) Un processus intégré de bout en bout (XPP)
La BSC doit être couplée à un processus discipliné :
1. Définir la stratégie
2. Cartographier la stratégie
3. Décliner par département
4. Planifier les initiatives
5. Exécuter avec gouvernance
6. Revoir, ajuster, apprendre
La force de la BSC réside dans sa prévisibilité et sa rigueur opérationnelle.
c) Une montée en compétences systématique
Les équipes doivent être capables de :
• Formuler des KPIs ;
• Analyser la performance ;
• Gérer des projets stratégiques ;
• Communiquer sur l’avancement ;
• Conduire le changement.
Sans compétences, la BSC s’essouffle.
d) Une culture de responsabilité et de discipline
La BSC instaure une discipline managériale. Cela implique de changer :
  • Les habitudes ;
  • Les comportements ;
  • La communication ;
  • Les réflexes de pilotage.
La conduite du changement devient un facteur clé.

3. Les erreurs fréquentes à éviter

  • Ajouter trop d’indicateurs
  • Ne pas aligner les budgets
  • Oublier la gouvernance
  • Multiplier les initiatives
  • Ne pas communiquer la stratégie aux équipes

4. Conclusion

Institutionnaliser la BSC, c’est transformer l’organisation en machine à exécuter la stratégie — un actif organisationnel durable.


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Les technologies modernes qui transforment le pilotage stratégique

Comment les organisations utilisent plateformes, analytics et IA pour accélérer l’exécution stratégique

1. La transformation numérique touche aussi… la planification stratégique

La BSC n’est plus un PowerPoint statique.
Elle est désormais portée par des plateformes sophistiquées offrant :

  • La gestion de KPIs
  • Le suivi d’initiatives
  • Les workflows de gouvernance
  • Les analyses de tendance
  • L’intégration aux données opérationnelles

Les organisations passent de la gestion manuelle à l’exécution intelligente.

2. Les fonctionnalités clés d’une plateforme moderne

Une bonne plateforme doit permettre :

  • La construction de cartes stratégiques ;
  • Le suivi en temps réel des indicateurs ;
  • Un portefeuille d’initiatives ;
  • Le calcul automatique des écarts ;
  • L’alerte des propriétaires d’objectifs& ;
  • Des tableaux de bord exécutifs ;
  • Le reporting automatisé ;
  • La collaboration inter-équipes.

3. Ce que les organisations gagnent

Les organisations observent généralement :

  • 50 à 70 % de réduction du temps consacré au reporting,
  • Une meilleure fiabilité des données ;
  • Une visibilité instantanée sur les blocages ;
  • Un alignement renforcé ;
  • Une capacité de décision plus rapide et mieux informée.

4. Le futur : IA, prédictif et copilotes de gouvernance

La prochaine génération d’outils offrira :

  • La prévision des risques d’échec d’initiatives ;
  • Des recommandations automatiques d’actions correctives ;
  • La simulation d’impact des projets ;
  • Des copilotes IA pour guider les dirigeants ;
  • La consolidation automatique des revues trimestrielles.

La technologie sera un accélérateur majeur de l’exécution stratégique.

5. Conclusion

La BSC était déjà une méthode puissante.
La technologie la transforme en système d’exécution intelligent, ouvrant une nouvelle ère pour les organisations qui veulent performer.

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Salahdine OURZIK

Salahdine OURZIK — MBA, PMP, BSC/XPP, LMI
Consultant international senior dans la planification stratégique, la transformation organisationnelle et le développement du leadership.
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Réformes publiques en Afrique : pourquoi l’exécution reste le principal défi

Introduction

Les gouvernements africains n’ont jamais autant produit de visions stratégiques, de plans sectoriels ou de programmes nationaux de transformation. Pourtant, malgré des ambitions légitimes, les résultats obtenus restent souvent partiels ou décevants. Le véritable talon d’Achille n’est ni la vision, ni la stratégie : c’est l’exécution.
Selon Forbes et les travaux de Robert Kaplan et David Norton, près de 90 % des stratégies échouent non pas parce qu’elles sont mauvaises, mais parce qu’elles ne sont pas exécutées correctement.

Le paradoxe africain : des visions fortes, des réformes interrompues

L’Afrique n’a pas un problème d’idées. L’Afrique a un problème d’implémentation.
Les réformes s’interrompent, les priorités changent avec les équipes, les projets perdent leur cohérence, les budgets ne suivent pas les priorités et les équipes travaillent en silos.

Résultats :

  • Les intentions se diluent ;
  • Les impacts tardent ;
  • La confiance s’affaiblit.

Adopter un système d’exécution stratégique éprouvé

Dans plus de 70 pays, les gouvernements et grandes entreprises ont adopté la Balanced Scorecard (BSC) et le Strategy Execution Premium Process (XPP) pour passer enfin de la stratégie aux résultats.

Cette méthode permet de :

  • Traduire la vision en actions concrètes ;
  • Aligner les équipes ;
  • Mesurer la performance ;
  • Coordonner les acteurs ;
  • Renforcer la redevabilité ;
  • Ritualiser l’exécution (revues mensuelles ou trimestrielles).

Pourquoi la méthode est parfaitement adaptée au contexte africain

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le déploiement du BSC ne nécessite pas :

Une administration très mature ;
Un budget important ;
Un système informatique complexe ;
Une transformation interne radicale.

Au contraire, l’un de ses principaux atouts est sa scalabilité. On peut commencer petit (une direction ou un ministère pilote), puis étendre progressivement.

Les trois freins psychologiques qui empêchent les dirigeants d’adopter la méthode

1. « C’est trop complexe. »
Faux. Avec les outils modernes, la méthode devient visuelle, intuitive et pilotée par tableau de bord.
2. « Nous n’avons pas assez de capacités internes. »
Un noyau stratégique de 6 à 12 personnes suffit pour démarrer.
3. « La technologie coûte cher. »
Les solutions cloud actuelles coûtent moins qu’une mission internationale.

Les bénéfices concrets pour les gouvernements africains

1. Scalabilité progressive
Adoption graduelle, maîtrisée, sans bouleverser l’organisation.
2. Agilité budgétaire et organisationnelle
Révisions stratégiques trimestrielles et réallocation rapide des ressources.
3. Imputabilité renforcée
Des décisions basées sur des KPI, pas des impressions.

4. Intégration des parties prenantes
Citoyens, bailleurs, ministères : tout le monde voit la même stratégie.
5. Réduction des réformes interrompues
La discipline de pilotage protège les initiatives des cycles politiques.

La technologie : le vrai déclencheur psychologique

Les dirigeants qui hésitent basculent généralement après une démonstration d’applications BSC/XPP. La visualisation des cartes stratégiques, le suivi automatique des KPIs et les alertes de performance leur montrent :

« C’est faisable. C’est concret. Et c’est faisable MAINTENANT. »

Conclusion

L’Afrique n’a pas besoin de nouvelles stratégies, elle a besoin de système pour les exécuter.

La Balanced Scorecard et le XPP offrent :

  • Rigueur ;
  • Transparence ;
  • Coordination ;
  • Impacts mesurables.

L’institutionnalisation de cette méthode dans les administrations africaines serait une avancée majeure pour renforcer la confiance citoyenne, optimiser les ressources, et garantir la réussite des réformes publiques.
L’avenir des politiques publiques africaines dépend moins de la qualité des idées et des concepts que de la capacité à les exécuter

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Salahdine OURZIK

Salahdine OURZIK — MBA, PMP, BSC/XPP, LMI
Consultant international senior dans la planification stratégique, la transformation organisationnelle et le développement du leadership.
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Exécuter la stratégie publique en Afrique : combler le fossé entre vision et résultats

Sommaire

Du fait de sa nature, la stratégie est « trans-fonctionnelle » et, par conséquent, elle ne peut pas être gérée de manière fonctionnelle, en silos.

Points clés

  • 90 % des stratégies échouent à cause d’une exécution défaillante (constat international).
  • Les administrations africaines souffrent davantage d’un déficit d’exécution et de pilotage que d’un déficit de stratégie.
  • La méthode Balanced Scorecard et le XPP fournissent une architecture complète d’exécution de la formulation et de l’exécution de la stratégie.
  • La méthode est évolutive, logique et adaptable aux réalités institutionnelles africaines.

Dans un contexte marqué par la montée des exigences citoyennes et la pression des bailleurs concernés par des résultats tangibles, l’exécution stratégique devient le facteur déterminant de succès dans la réalisation des résultats. Bien que les pays africains disposent de visions ambitieuses, les résultats demeurent limités en raison d’un déficit chronique dans la mise en œuvre. Cet article résume les causes structurelles courantes de cet écart et présente le cadre de référence de la méthode « BSC et XPP » comme levier puissant pour renforcer l’efficacité d’exécution.

Un paradoxe africain : abondance de stratégies, résultats limités

Les gouvernements africains produisent depuis des années des stratégies ambitieuses, mais les réformes peinent à aboutir. Les interruptions, les changements de priorités et le manque d’alignement opérationnel génèrent un paradoxe : une vision ambitieuse et réalisable, une stratégie bien formulée mais une exécution faible qui réduit les bénéfices visés et compromet leur durabilité.

Les causes structurelles du déficit d’exécution

La littérature en management public identifie plusieurs causes majeures : fragmentation décisionnelle, systèmes d’information insuffisants, coordination limitée, culture de performance encore émergente. Ces facteurs créent un écart durable entre stratégie et action.

Points clés

  • L’exécution exige une gouvernance stable et disciplinée.
  • Le leadership doit assurer cohérence, alignement stratégique et continuité.
  • Les revues de performance opérationnelles et stratégiques sont essentielles à la réussite.
  • La coordination doit primer sur l’expansion des initiatives.

La traduction stratégique : passer de la vision à l’action

Une vision ne devient opérationnelle que lorsqu’elle est traduite en objectifs concrets, mesurables et alignés sur la stratégie et les capacités organisationnelles. La Balanced Scorecard apporte cette structuration essentielle pour assurer une cohérence et une exécution rigoureuse.

La Balanced Scorecard : un système holistique orienté résultats

La BSC équilibre la performance autour de quatre perspectives :

  • Parties prenantes / finances
  • Client / Citoyen
  • Processus internes
  • Apprentissage et développement

Elle aligne l’ensemble de l’organisation sur des priorités stratégiques intégrées et partagées.

XPP : une architecture complète pour exécuter la stratégie

Le Strategy Execution Premium Process (XPP) structure toute la chaîne de valeur de l’exécution. De la formulation à la gouvernance, le XPP fournit les mécanismes nécessaires pour institutionnaliser la discipline d’exécution.

Un modèle parfaitement adapté au contexte africain

La BSC ne nécessite pas de transformations lourdes ni de systèmes informatiques complexes. Sa force réside dans sa scalabilité : elle permet de démarrer avec un pilote avant un déploiement élargi progressivement.

Les impacts attendus pour la performance publique

Les bénéfices du BSC/XPP sont multiples et prouvés à l’international dans le privé et dans le publique : Transparence, agilité budgétaire, adaptabilité, coordination et imputabilité renforcées, décisions fondées sur la donnée, réduction des réformes interrompues.

Conclusion : exécuter mieux pour transformer davantage

La transformation publique africaine dépend moins de la formulation stratégique que de l’exécution efficace. Les cadres Balanced Scorecard et XPP offrent une architecture robuste pour améliorer durablement la performance des services publiques.


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Salahdine OURZIK

Salahdine OURZIK — MBA, PMP, BSC/XPP, LMI
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Références
Argyris, C., & Schön, D. (1978). Organizational Learning.
Christensen, T., & Lægreid, P. (2007). Transcending New Public Management.
Forbes Insights. (2016). Why Strategy Execution Unravels.
Hrebiniak, L. (2005). Making Strategy Work.
Kaplan & Norton (1992, 2001, 2008). Balanced Scorecard & Execution Premium.
Kotter, J. (1996). Leading Change.
World Bank. (2018). Africa’s Governance Report

La planification des ressources humaines, quel défi dans un contexte socio-économique instable !

Johanne St-Onge

Je souhaite partager avec vous quelques idées et expériences sur la planification RH dans une perspective à moyen et long terme, en prenant pour acquis que les systèmes de planification hebdomadaire et mensuelle sont présents dans votre organisation.

Trop souvent, j’ai été confrontée à l’argumentaire suivant des managers « À quoi bon investir du temps à planifier lorsque la planification ne peut pas tenir, il y a trop d’imprévus, trop de changements. Quelles sont nos solutions en contexte de pénurie de personnel compétent ? »

– Johanne St-Onge, Coach de gestion et leadership, certifiée NOVA Global.

Les fondements d’une planification RH structurée

Commençons par les objectifs et les informations nécessaires à ce processus qui pourra s’étaler dans le temps selon la taille de l’entreprise ou organisme entre un et trois mois. Si l’on vise plus de 2 années le processus sera plus long.
Les leaders RH chercheront à anticiper les besoins futurs c’est-à-dire remplacer les départs à la retraite/les démissions, la croissance du volume d’activités, les projets à venir. En 2023, près de 22 % des travailleurs au Québec avaient 55 ans et plus, selon l’Institut de la statistique du Québec. Cette réalité démographique augmente la pression sur les entreprises pour mettre en place des plans de relève robustes.

C’est à ce moment que les systèmes d’information entrent en jeu. La disponibilité des informations suivantes en temps réel est un atout. Un tableau le plus complet sur les effectifs actuels sur les plans quantitatif et qualitatif tels que leur positionnement dans l’organisation, le poste et le service, ainsi que les compétences et expérience requises par les différentes fonctions représentent le point de départ de l’analyse à mener.
La pyramide des âges, les règlements sur la mobilité interne et certaines données stratégiques en lien avec les marchés et la croissance anticipés, les périodes saisonnières ou la demande est plus élevée ou moindre, les projets qui seront lancés, font partie des informations qui permettront d’établir les prévisions des RH.

rencontre professionnelle

Optimiser les effectifs : charge de travail, congés et plan de relève

Estimer la charge de travail de certains postes ou départements n’est pas simple mais peut s’avérer fort utile pour éviter les pénuries ou surplus de personnel. Fréquemment nous entendons « Je suis débordé, il me faut du renfort ». Spontanément, le gestionnaire lancera une réquisition pour ajouter une ressource, est-ce vraiment un bon réflexe ? OUI si le demandeur arrive à démontrer avec des faits que le volume d’activités a augmenté, que certains équipements manquants nuisent à l’efficacité ou encore que les tâches attribuées à l’équipe sont mal réparties. NON si la décision d’ajouter du personnel relève de l’émotion transmise par la personne en poste. Celle-ci peut être plus fatiguée pour toutes sortes de raisons, préoccupée par une situation familiale exceptionnelle qui vient perturber son travail ou en lien avec un nouveau collègue qui n’a pas encore acquis la vitesse ou les connaissances requises pour assurer sa propre production.

Préparez-vous à poser les bonnes questions pour identifier les sources de cette surcharge ou de répartition inéquitable entre les collaborateurs.
Nous savons que les projets à venir peuvent nécessiter de la formation continue pour le personnel concerné. Pensons à l’implantation d’un nouveau CRM pour l’équipe commerciale, le démarrage d’une 2e chaîne de production avec des machines jusqu’à ce jour inconnues des opérateurs. Tout projet doit être accompagné de l’identification des compétences à développer et d’un plan de mise en œuvre pour le renforcement des capacités de tous et chacun.

La période des congés annuels et autres types de congé requiert une attention particulière. Un congé refusé pour des raisons de manque de planification pourrait affecter l’atmosphère de travail et les résultats attendus.
Disposer d’une vue d’ensemble sur les promotions ou mobilités internes à venir n’est pas évident. Et pourtant un plan de relève bien ficelé nous évite des coûts supplémentaires en termes de recrutement et de formation interne ou externe selon la politique de l’organisation. Certains postes identifiés comme stratégiques peuvent demander jusqu’à deux années et plus de prévisions.

Optimiser les coûts RH

Tel que mentionné précédemment, le processus de planification à moyen et long terme, prend en considération la planification quotidienne et mensuelle. En favorisant une meilleure allocation des ressources, ce travail vise à réduire les heures à temps supplémentaire ainsi que le recours à des ressources externes temporaires.

Le comité responsable de la planification globale veillera à inclure les coûts salariaux afin de faciliter les prévisions budgétaires de l’entreprise.  Selon une étude de Gallup (2022), le coût moyen d’un remplacement de salarié représente entre 50 % et 200 % de son salaire annuel, en fonction de la complexité du poste.  De plus, le Conference Board du Canada estime que chaque jour de vacance d’un poste critique peut coûter jusqu’à 500 $ en perte de productivité.  Une équipe bien planifiée est plus stable et plus productive.

Pour réussir cette mission de planification, car il s’agit bien d’une mission interpellant plusieurs acteurs plus qu’une simple tâche administrative souvent négligée, vous préparerez deux à trois scénarios du plus optimiste au plus pessimiste en passant par le réaliste.  Ces différentes options vous offrent la capacité de vous adapter à toutes situations avec agilité.

À titre de professionnels avertis, vous êtes conscients que les RH sont une matière dynamique qui bouge, le portrait d’aujourd’hui est différent de celui de demain. Habituellement une fois la mise en oeuvre de la planification lancée, la personne responsable inscrira à l’agenda un suivi périodique des prévisions, soit trimestriel ou semestriel selon les besoins. Elle communiquera régulièrement au comité directeur l’état d’avancement ainsi que les obstacles rencontrés et les solutions proposées.

 

Article RH

En résumé, la planification du personnel est un élément clé de la gestion des ressources humaines et de la performance opérationnelle. Une démarche de planification RH permet d’anticiper et d’optimiser les besoins en ressources humaines tout en assurant un bon climat de travail.
L’implication des collaborateurs et la communication avec les décideurs représentent des atouts pour l’atteinte du but ultime qui est de « disposer des personnes compétentes et motivées, en quantité au bon moment et au bon endroit.

La suite à venir : développer un argumentaire convainquant auprès des décideurs pour combler les besoins existants du personnel. Peut-on imaginer qu’il n’y aura pas de planification financière ou matérielle cette année?  Bien sûr que non!

Article RH

 

 

Johanne St-Onge

Un article de Johanne St-Onge

Coach de gestion et leadership, certifiée NOVA Global.

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Le leadership inspiré : cultiver le bonheur au travail dans tous les secteurs

Dans l’environnement professionnel actuel, en constante évolution, le bien-être des employés est devenu un moteur essentiel de la réussite organisationnelle, et ce, dans tous les secteurs. Le Bonheur au Travail (BAT) n’est plus un simple avantage, mais un fondement d’une culture organisationnelle florissante et performante.

Cet article explore le rôle central du leadership dans la promotion du BAT, en s’appuyant sur une recherche qui intègre diverses perspectives sur ce qui définit véritablement le bonheur dans un contexte professionnel.

La nature multifacettes du Bonheur au Travail

La recherche, qui comprend une enquête auprès de professionnels de divers secteurs, révèle que le BAT est un concept complexe aux multiples dimensions interdépendantes. Il ne s’agit pas uniquement de rémunération financière ou de sécurité d’emploi, mais d’un ensemble de facteurs qui contribuent au sentiment général de bien-être et d’épanouissement de l’employé.

Les éléments clés du BAT, tels que soulignés par les participants à l’enquête, comprennent :

  • Sentiment d’être valorisé et apprécié : Les employés soulignent l’importance de se sentir respectés et reconnus pour leurs contributions. Comme l’a noté un participant, le BAT est « un état d’esprit où un employé se sent apprécié et respecté par ses pairs et ses supérieurs ».
  • But et sens : De nombreuses personnes expriment que le BAT est lié au sentiment de faire une différence et d’être en accord avec une mission. Un participant a déclaré : « Les gens ressentent des émotions positives et agréables sur le lieu de travail lorsqu’ils ont l’impression d’apporter de la valeur. Ils se sentent utiles et ont l’impression de faire une différence, de s’aligner sur un but ».
  • Relations et collaboration : Des relations solides avec les collègues et un environnement de travail collaboratif sont constamment cités comme essentiels au BAT. Les participants soulignent l’importance d’ « un environnement de travail sain et d’une culture de travail qui privilégie le travail d’équipe et la transparence ».
  • Croissance et développement : Les opportunités d’apprentissage, de développement des compétences et d’avancement professionnel sont également cruciales. Comme le souligne Nabil Haijar, le BAT comprend des facteurs tels que « l’avenir professionnel, le développement professionnel et la stabilité sur le lieu de travail ».
  • Équilibre travail-vie personnelle : La capacité à concilier les responsabilités professionnelles et la vie personnelle est un thème récurrent, les participants soulignant l’importance de la flexibilité et du soutien.
Mains

L’Influence du leadership sur la culture du BAT

La recherche indique fortement que le leadership joue un rôle crucial dans la création de l’environnement de travail et l’influence sur le BAT des employés. Les leaders efficaces sont ceux qui donnent la priorité au bien-être de leurs équipes et qui créent une culture qui favorise le bonheur.

Les comportements clés du leadership qui contribuent au BAT comprennent :

  • Autonomisation et confiance : Les leaders qui responsabilisent les employés, délèguent les responsabilités et font confiance à leurs équipes pour prendre des décisions, ils cultivent un sentiment d’appropriation et de responsabilité. Comme le note Bassam Hajj, « lorsque les employés reçoivent des tâches et des responsabilités, des objectifs et des délais, ainsi que la liberté de prendre des décisions et des mesures pour atteindre leurs objectifs », ils éprouvent un BAT accru.
  • Reconnaissance et appréciation : Reconnaître et récompenser les employés pour leurs réalisations, tant sur le plan moral que financier, est essentiel. « Les performants, les travailleurs acharnés et les étoiles montantes doivent être reconnus et récompensés, moralement ou financièrement », déclare Bassam Hajj.
  • Communication ouverte : Créer un environnement communicatif et participatif où les employés se sentent entendus et valorisés est vital. Mohd Ateeque souligne l’importance d’un « environnement communicatif et participatif de l’organisation » pour favoriser le BAT.
  • Soutien et empathie : Les leaders qui apportent leur soutien, font preuve d’empathie et comprennent les circonstances personnelles de leurs employés. Ils contribuent de manière significative à leur bien-être.
  • Comportement éthique : L’équité, le respect et la transparence sont essentiels pour instaurer la confiance et créer un environnement de travail positif.
Bonheur au travail

Créer une culture du bonheur

En fin de compte, favoriser le BAT est une responsabilité partagée. Si le leadership donne le ton, les individus jouent également un rôle dans la contribution à un environnement de travail positif et favorable. Comme le souligne Mohd Ateeque, « il est de la responsabilité collective de l’organisation, des employés (managers/collaborateurs), du leadership et de la direction de veiller au Bonheur au Travail, qui est un facteur clé non seulement pour la satisfaction des employés, mais aussi pour le succès et la stabilité de l’organisation ».

En donnant la priorité au BAT, les organisations de tous les secteurs peuvent créer une expérience de travail plus engagée, productive et épanouissante pour leur personnel, ce qui se traduit par une plus grande réussite tant pour les individus que pour l’organisation dans son ensemble.

Hussein Baalbaki

Un article d’Hussein Baalbaki

Doctorant en administration des affaires, consultant en bonheur des employés.

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Retrouvez le webinaire Bonheur au Travail presenté par Hussein Baalbaki

SETYM International remporte le prix « Entreprise faisant affaires avec l’Afrique » au Gala Excellence Vision et Inspiration du REPAF

Le 7 juin 2024, Montréal, QC –

SETYM International a été honorée du prestigieux prix « Entreprise faisant affaires avec l’Afrique » lors du Gala Excellence Vision et Inspiration, organisé par le Réseau des Entrepreneurs et Professionnels Africains (REPAF). Cette cérémonie qui célèbre les initiatives et les contributions exceptionnelles des entreprises et professionnels africains, a eu lieu ce vendredi 7 juin, à Montréal.

Ingrid Martin, Coordonnatrice senior du service à la clientèle chez SETYM International, a accepté le prix au nom du PDG, Monsieur Larbi Bennouna. Elle était accompagnée de Véronique Brissonnaud, également coordonnatrice, ainsi que de Soraya Benitez, responsable de l’expérience client chez SETYM. La distinction a été remise par Madame Fatima Braoule MEITE, l’ambassadrice du Mali, devant une audience de novateurs. Ce prix reflète l’engagement de SETYM International à promouvoir le développement durable et à renforcer les capacités en Afrique.

« Nous sommes profondément honorés de recevoir ce prix, » a déclaré Ingrid Martin lors de son discours d’acceptation. « Cette reconnaissance témoigne de notre travail acharné et de notre dévouement à créer un impact positif sur le continent africain. »

Soraya BENITEZ, Ingrid MARTIN et Véronique BRISSONNAUD

En mission de développement

Le PDG de SETYM International était en mission de développement en Afrique et n’a pas pu assister à la cérémonie, illustrant encore une fois l’engagement de l’entreprise sur le terrain. Cette absence a été soulignée par Martin comme « une preuve vivante de notre engagement actif. »

Le gala a également mis en lumière TransNumerik, un autre finaliste pour le prix, illustrant ainsi la qualité et l’impact des contributions des entreprises nominées. SETYM International tient à exprimer sa gratitude d’avoir été en lice avec TransNumerik, une entreprise qui partage notre engagement envers le développement durable en Afrique. Les efforts conjoints des nominés sont essentiels pour favoriser un avenir prospère et durable pour le continent.

Ce prix n’est pas seulement une reconnaissance des réalisations passées de SETYM International, mais aussi une inspiration pour les efforts futurs. L’organisation continue de se concentrer sur le renforcement des capacités par la formation professionnelle dans les pays émergents et en développement.

En conclusion, Ingrid Martin a exprimé sa gratitude et sa détermination à poursuivre la mission de SETYM International : « Nous partageons cette victoire avec chaque membre de notre équipe, et nous sommes déterminés à continuer à travailler avec passion et dévouement pour un avenir meilleur en Afrique. »

Ingrid sur la scène, acceptant le prix au nom de SETYM International

Madame Fatima Braoule MEITE, ambassadrice du Mali accompagnée de Madame Ingrid Martin, coordonnatrice senior service à la clientèle de SETYM International

Gabon : cérémonie de signature du partenariat entre l’EM Gabon – Université et SETYM

SETYM International annonce avec fierté un partenariat stratégique avec l’EM Gabon-Université.

SETYM International, spécialiste canadien du renforcement des capacités en contexte de développement international, annonce avec fierté un partenariat stratégique avec l’EM Gabon-Université. Signé le 16 avril à Libreville, ce partenariat vise à établir des formations avancées pour les cadres de l’État gabonais directement sur le sol gabonais.

Larbi Bennouna, PDG de SETYM International, et le Professeur Daniel Franck Idiata, directeur de l’EM Gabon-Université, ont marqué le début de cette collaboration par une cérémonie de signature, établissant un cadre de formation destiné à optimiser les compétences administratives et de gestion au sein de l’État gabonais. Cette initiative sur mesure s’inscrit dans la mission de SETYM de fournir une formation pratique et adaptée aux besoins des administrations publiques.

Renforcement des compétences

« En formant les cadres gabonais à Libreville, nous contribuons directement au renforcement des compétences critiques nécessaires pour le développement économique et social du Gabon, » a souligné M. Bennouna lors de la cérémonie de signature.

L’initiative marque une étape importante dans l’engagement de SETYM International à fournir une formation de qualité, adaptée aux besoins spécifiques de la fonction publique gabonaise. Ce partenariat est non seulement un moyen de renforcer les capacités locales mais aussi de promouvoir le développement durable à travers une éducation pratique et adaptée.

Le Professeur Idiata a exprimé son enthousiasme pour ce projet : « C’est un grand honneur de collaborer avec SETYM, une organisation de renommée mondiale. Nous sommes convaincus que ce partenariat répondra aux attentes de notre gouvernement et bénéficiera grandement à nos cadres, leur évitant les coûts et les contraintes des formations à l’étranger. »

Ce partenariat s’appuie sur une vision commune de l’amélioration continue des capacités administratives au Gabon, contribuant ainsi à booster la performance de l’administration publique gabonaise.

Monsieur Larbi Bennouna serre la main du Professeur Daniel Franck Idiata à la signature du contrat.

N’hésitez pas à consulter les articles suivants :

Gabonactu.com                         Gabonactu24.com

Monsieur Larbi Bennouna avec le Professeur Daniel Franck Idiata, heureux de présenter le contrat signé.

Annonce des gagnants du Concours 35 ans de SETYM

En cette année qui marque le 35ème anniversaire de SETYM International, nous avons choisi de célébrer avec un concours dédié à notre clientèle. Nous souhaitions témoigner notre gratitude envers celles et ceux qui sont venus célébrer avec nous cet important jalon.

Prix

Ce concours offrait la chance de gagner l’une des cinq (5) participations gratuites à l’un de nos séminaires internationaux en 2024, incluant le billet d’avion et l’hébergement. Cette opportunité unique se veut le reflet de notre engagement à favoriser l’apprentissage continu et à enrichir les parcours professionnels de notre communauté.

La supervision du tirage au sort a été confiée à Me Ismaël Coulibaly, avocat au Barreau du Québec, associé de BENOÎT & CÔTÉ INC., cabinet indépendant. Une liste contenant des ID anonymes des participants au concours lui a été remise assurant ainsi une impartialité dans le processus d’attribution des prix.

Nous sommes fiers de dévoiler les noms des gagnants :

  • M. André Benjamin RENE, Directeur des Affaires Administratives et du Budget, Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), Haïti
  • M. Alpha Issiaga CAMARA, Spécialiste Passation des Marchés, Unité de Coordination et d’Exécution des Projets (UCEP), Guinée
  • M. Christian MUHINDO KABUYAYA, Chef de Division Chargé de Préparation et Suivi du Budget Programme, Ministère des Finances, République Démocratique du Congo
  • M. Allou Koffi Charles B. AKA, Coordonnateur Principal Projets, CÔTE D’IVOIRE ENERGIES (CI-ENERGIES), Côte d’Ivoire
  • Mr. Winstone MPINDU, Zambia Electricity Supply Corporation Ltd. (ZESCO), Zambia

Ces participants privilégiés auront la chance de vivre à nouveau une expérience formatrice conçue pour répondre aux défis du monde professionnel en constante évolution tout en bénéficiant de l’expertise et du savoir-faire des experts de SETYM International.

Nous tenons à exprimer notre sincère gratitude à tous celles et ceux qui ont participé ainsi qu’à tous les Setymiens des 35 dernières années. Votre passion et votre engagement pour le renforcement continu de vos capacités sont une source d’inspiration et le moteur de notre mission.

Notre engagement

Depuis 35 ans, nous nous efforçons à fournir des formations de la plus haute qualité, et à contribuer à la professionnalisation de vos métiers avec nos accréditations professionnelles. En célébrant cet anniversaire, nous réaffirmons notre engagement à enrichir les compétences et les connaissances de notre grande famille internationale avec le sens de l’hospitalité et la convivialité pour lesquelles nous sommes reconnus.

Pour plus d’informations sur nos programmes ou pour vous inscrire à un séminaire, nous vous invitons à consulter la page Trouver un séminaire.

Bravo aux gagnants et merci à vous tous !